Avocate en expatriation et mobilité internationale
Quitter la France, y revenir, ou faire circuler une rémunération entre plusieurs pays. Chacune de ces trajectoires a ses seuils, sa convention et son calendrier.
Quand consulter un avocat en fiscalité de l’expatriation ?
Vous préparez un départ de France
Cession en cours ou récente, installation au Portugal, aux Émirats, au Royaume-Uni, en Italie ou ailleurs. La date du départ n’est pas une formalité administrative, c’est une variable fiscale.
- Détermination de votre résidence fiscale au regard de l’article 4 B et de la convention applicable
- Exit tax : seuils, sursis de paiement et articulation avec le calendrier de cession
- Donation aux enfants et réorganisation du patrimoine avant le départ
- Sort de vos revenus de source française après le départ, immobilier, dividendes, retraites
Vous revenez vivre en France
Après quelques années à l’étranger ou après une carrière entière. Le retour ouvre des droits, mais seulement si les conditions sont réunies au bon moment et dans le bon ordre.
- Régime des impatriés de l’article 155 B, conditions réelles d’accès et durée
- Prime d’impatriation, revenus mobiliers de source étrangère et plus-values
- Réintégration de vos comptes, plans de retraite et actifs détenus à l’étranger
- Obligations déclaratives de la première année de retour
Votre rémunération traverse les frontières
Dirigeant d’un groupe international, cadre en mobilité, salarié en télétravail depuis un autre pays. La rémunération se fractionne entre les juridictions, l’imposition aussi.
- Répartition de la rémunération entre les États et élimination de la double imposition
- Management packages et instruments assimilés en contexte international
- RSU, stock-options, actions gratuites et BSPCE acquis dans un pays, cédés dans un autre
- Télétravail international, seuils conventionnels et rattachement de sécurité sociale
Une autre situation ? Une première consultation permet d’en cartographier les enjeux.
Où se situe votre résidence fiscale ?
Quatre critères de droit interne, puis la cascade conventionnelle quand deux États vous revendiquent. Ce parcours reprend la logique de l’article 4 B du code général des impôts et celle du modèle de convention OCDE. Rien n’est transmis, rien n’est enregistré.
Ce test est un repère de lecture. Il ne constitue pas une consultation et ne tient pas compte des clauses propres à chaque convention, qui peuvent s’écarter du modèle OCDE.
Lire une trajectoire, pas une année fiscale
Un départ ou un retour se prépare sur plusieurs exercices.
La résidence fiscale ne se choisit pas, elle se constate. Elle se constate au regard de quatre critères de droit interne, puis, quand deux États vous revendiquent, d'une cascade conventionnelle. Un départ mal daté, un logement conservé, une activité restée active, et l'administration française garde sa prise plusieurs années après votre déménagement.
Nous reprenons la trajectoire complète : où vous vivez, où vit votre famille, d'où viennent vos revenus, ce que vous détenez et ce que vous comptez céder. Puis nous la lisons à travers :
- L'article 4 B du CGI et les critères conventionnels en cascade
- La convention fiscale applicable au pays de départ ou d'arrivée
- L'article 167 bis pour l'exit tax et l'article 155 B pour l'impatriation
- Les calendriers déclaratifs et les délais de reprise des deux administrations
Là où chaque État applique sa propre logique, nous cherchons l'articulation juste, pas le montage.
La Suisse et les États-Unis font l'objet de pages dédiées, parce qu'ils représentent la majorité de nos dossiers. Nous traitons également les trajectoires vers et depuis :
- Royaume-Uni et Canada
- Portugal, Italie et Espagne
- Émirats arabes unis
- Monaco et Andorre
Nous ne raisonnons pas par pays mais par convention. Deux départs vers deux États n'ont en commun que le droit interne français, tout le reste se lit dans le texte bilatéral applicable.
Un départ n'est pas un point final. Le sursis d'exit tax court plusieurs années, les obligations déclaratives suivent, un enfant s'installe ailleurs, un retour se décide dix ans plus tard. Nous restons présents à chaque inflexion, parce qu'une trajectoire internationale se juge sur sa durée complète, pas sur l'année du déménagement.
Lalé Kilic, avocate en fiscalité internationale à Lyon
Près de vingt ans de pratique en fiscalité patrimoniale internationale. Une première carrière dans les grands cabinets américains à Paris et Lyon, en mobilité internationale, avant de fonder L.L.V. FIDEUROPE AVOCATS à Lyon. 60% de notre clientèle est internationale et traverse régulièrement les frontières.
- Membre du Barreau de Lyon, annuaire des avocats à l'international
- Carrière commencée dans les grands cabinets américains, département mobilité internationale
- Formations IFAURA pour experts-comptables sur les sujets internationaux
- Consultations en français comme en anglais
Présentiel à Lyon, Paris, Annecy ou Genève. Visioconférence en français comme en anglais.
Parcours complet
Vos questions sur l'expatriation et la mobilité internationale
01 Comment se détermine ma résidence fiscale quand deux pays me réclament ? +
En deux temps. D'abord le droit interne de chaque État. En France, l'article 4 B retient quatre critères alternatifs : le foyer, le lieu de séjour principal, l'activité professionnelle exercée à titre non accessoire, et le centre des intérêts économiques. Un seul suffit à faire de vous un résident. Si l'autre État vous considère également comme résident selon ses propres règles, c'est la convention bilatérale qui départage, par une cascade de critères appliqués dans l'ordre : foyer d'habitation permanent, centre des intérêts vitaux, séjour habituel, puis nationalité. Le test disponible plus haut sur cette page reprend cette logique.
02 À partir de quand suis-je concerné par l'exit tax ? +
L'article 167 bis vise les personnes qui ont été résidentes fiscales de France pendant au moins six des dix années précédant le transfert, et qui détiennent au moment du départ soit des droits sociaux d'une valeur globale supérieure à 800 000 euros, soit une participation représentant plus de 50% des bénéfices sociaux d'une société. Ce sont des conditions cumulatives entre la durée de résidence et l'un des deux seuils patrimoniaux. La page consacrée à l'exit tax détaille les seuils, le sursis de paiement et les obligations de suivi.
03 Combien de temps avant un départ faut-il s'y prendre ? +
Douze à vingt-quatre mois quand un patrimoine professionnel est en jeu. La raison n'est pas administrative mais chronologique : une donation aux enfants, une réorganisation de holding ou un arbitrage entre céder avant ou après le départ ne produisent pas les mêmes effets selon l'ordre dans lequel ils interviennent, et certaines options se referment définitivement une fois la résidence transférée. Un départ décidé trois semaines avant le déménagement laisse peu de leviers.
04 Le régime des impatriés s'applique-t-il à un retour sans emploi salarié ? +
Non. L'article 155 B suppose que vous veniez occuper un emploi salarié ou un mandat social dans une entreprise établie en France, à la demande de cette entreprise ou par recrutement direct depuis l'étranger. Il suppose aussi que vous n'ayez pas été résident fiscal de France pendant les cinq années civiles précédentes. Un retour comme indépendant, comme retraité, ou sans cadre professionnel de ce type n'ouvre pas ce droit. C'est la raison pour laquelle un audit six à douze mois avant le retour est utile : il dit si le régime est activable, et sinon comment structurer autrement.
05 Comment sont imposées des RSU ou des stock-options acquises à l'étranger et cédées en France ? +
L'imposition se décompose. Le gain d'acquisition est généralement rattaché à la période pendant laquelle l'activité qui l'a généré a été exercée, ce qui conduit à le répartir entre les États concernés au prorata de cette période. La plus-value de cession, elle, suit en principe l'État de résidence au jour de la cession. Chaque convention retient ses propres règles de rattachement, et la qualification retenue par l'État d'origine ne s'impose pas à la France. Une lecture faite avant la cession évite une double imposition qui se corrige ensuite très difficilement.
06 Je télétravaille depuis l'étranger pour un employeur français, où suis-je imposé ? +
La règle de principe des conventions est que les salaires sont imposables dans l'État où l'activité est physiquement exercée, avec une exception pour les missions courtes qui repose sur trois conditions cumulatives : moins de 183 jours de présence, employeur non résident de cet État, et charge de la rémunération non supportée par un établissement stable qui s'y trouve. Le télétravail durable fait tomber cette exception. S'y ajoute la question du rattachement de sécurité sociale, qui obéit à des règles distinctes de celles de l'impôt et qui se règle en amont, pas après coup.
Reprenons votre trajectoire, avant qu'elle ne se fige
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Toute information transmise est couverte par le secret professionnel. La première consultation permet de qualifier votre situation et de définir le périmètre de notre intervention, en présentiel à Lyon, Paris, Annecy ou Genève, ou en visioconférence, en français comme en anglais.